Bien s’équiper pour pédaler

 

23 juin 2021

Maintenant que vous avez trouvé votre fidèle compagnon grâce nos conseils pour choisir LE bon vélo, vous voilà prêt.e pour partir rouler autour de chez vous !

Pour pédaler en toute sérénité, certaines informations sont bonnes à savoir en amont. Nous allons vous partager dans cet article tout ce que nous avons appris sur les équipements obligatoires, ceux très fortement recommandés et les équipements bien utiles pour les cyclistes.

Les équipements obligatoires du cycliste 

A vélo nous partageons les espaces urbains avec tous les autres usagers, nous devons donc respecter le code de la route français. Il prévoit notamment l’obligation pour tous les cyclistes d’avoir :

  • deux freins, avant et arrière,
  • un feu avant jaune ou blanc et un feu arrière rouge,
  • un avertisseur sonore,
  • et des catadioptres (dispositifs rétroréfléchissants) : de couleur rouge à l’arrière, de couleur blanche à l’avant, de couleur orange sur les côtés et sur les pédales.

Hors agglomération, de nuit ou par mauvais temps, il est également obligatoire de porter un gilet rétroréfléchissant (depuis le 1er octobre 2008). Et pour les enfants de moins de 12 ans, le casque est obligatoire.

Image issue du site de la sécurité routière du gouvernement

Le système de freinage

Il est obligatoire sur un vélo de disposer de deux freins en bon état, à l’avant et à l’arrière. Pour les vélos à rétropédalage (vélo hollandais ou fixie), un seul frein à l’avant ou l’arrière est toléré.

L’entretien des freins chez un vélociste est essentiel, peu onéreux, et assez facile à réaliser soi-même sans être grand bricoleur. Nous vous recommandons de bien vérifier l’état de vos freins qui sont essentiels pour rouler en sécurité en ville.

Les éclairages

Les éclairages sont aussi obligatoires dès que la luminosité baisse. A minima, il faut disposer d’une lumière à l’avant jaune ou blanche et d’un feu arrière rouge.

Il existe une multitude d’éclairages pour cycles : à piles, rechargeables avec batterie (plusieurs heures d’autonomie selon les modèles), de différentes intensités lumineuses (lumens : la puissance lumineuse qui sort de la lampe / lux : la quantité de lumière qui éclaire les surfaces devant vous). 

Vous pourrez choisir l’éclairage adapté selon les itinéraires que vous empruntez : 

  • si vous restez en zone urbaine bien éclairée par les éclairages publics, vous aurez surtout besoin d’être vu.e, donc choisissez vos lampes en fonction des lumens (à partir de 15 lumens et jusqu’à 300 lumens pour les plus puissantes),
  • si vous roulez dans des zones périurbaines moins éclairées, vous aurez besoin de voir devant vous donc regarder le nombre de lux que présentent les lampes (de 10 lux jusqu’à 50 lux pour un éclairement optimal devant vous).

Vous pouvez également prendre en compte dans votre choix, le type de batterie : à pile ou rechargeable par câble USB (plus économique). Sur ce point l’idéal est d’avoir un éclairage intégré à votre vélo via une dynamo (sur le pneu ou encore mieux dans le moyeu de votre roue).

L’avertisseur Sonore

Et oui vous avez bien lu, l’avertisseur sonore (par exemple une sonnette) est obligatoire sur un vélo. Vous pouvez avoir une amende par les forces de l’ordre si vous n’en avez pas ! Il est d’ailleurs très utile pour signaler sa présence aux piétons notamment, mais aussi aux autres usagers.

 

Les catadioptres

En complément des éclairages, votre vélo doit être équipé de plusieurs catadioptres (dispositifs rétroréfléchissants) pour vous rendre visible notamment de coté par les voitures qui circulent autour de vous : de couleur rouge à l’arrière, de couleur blanche à l’avant, de couleur orange sur les roues et sur les pédales.

Les équipement obligatoires dans certaines situations

 

Le gilet rétroréfléchissant hors agglomération

Il est obligatoire uniquement hors agglomération, de nuit ou par mauvais temps, qu’il soit jaune, orange ou rose (depuis le 1er octobre 2008). Il permet d’être visible de loin dans les phares des véhicules qui arrivent vers vous.

 

Le casque pour les enfants

Il n’est pas obligatoire pour les adultes. Il est par contre obligatoire pour les enfants de moins de 12 ans, qu’ils soient transportés sur un siège vélo bébé, dans un vélo cargo ou bien qu’ils roulent sur leur propre vélo.

Les équipements recommandés 

 

En plus de ces éléments de base pour assurer votre sécurité, il est fortement recommandé de s’équiper des éléments suivants :

  • un vélo en en bon état (ça parait évident mais ne négligez pas l’entretien de votre vélo),
  • un bon cadenas, voir deux si vous voulez stationner votre vélo dans tous les quartiers (et être sûr.e de le retrouver !),
  • un casque (réduit de 85 % le risque de traumatisme crânien en cas d’accident),
  • des pneus bien gonflés.

Le cadenas

C’est un des freins majeurs à l’utilisation du vélo… Le vol est malheureusement très courant, mais certains bons réflexes permettent de limiter drastiquement les risques. Alors comment sécuriser son vélo pour ne pas se le faire voler ? 

Il faut savoir que les ¾ des vols sont sur les nouveaux cyclistes et sur des vélos pas assez bien sécurisés.

 

Comment éviter le vol de vélo ?

  1. Choisissez un antivol résistant dissuasif pour les voleur, voire cumulez deux antivols 
  2. Attachez toujours votre vélo, même pour une course de 5 minutes !
  3. Choisissez un point fixe solide, évitez les grillages et les râteliers bas (appelés pince-roue).
  4. Attachez toujours le cadre du vélo au point fixe et si possible également la roue avant au cadre ou au point fixe.
  5. Laissez votre vélo dans des endroits passants et visibles, et évitez les zones trop calmes et désertées. 
  6. Si possible, rentrez votre vélo pendant la nuit. Attention : la moitié des vols ont lieu dans les parties communes des logements (cour, local à vélo), pensez à bien y attacher votre vélo.

Quel antivol acheter ?

Les antivols en U sont les mieux classés, puis ce sont les chaînes et les boa, ensuite les pliants. On notera également la solution de cadenas sur cadre ou fer à cheval en complément des cadenas précédents. Il existe également des antivols-alarme efficaces en termes de dissuasion.

Vous pouvez vérifier la resistance d’un cadenas par rapports aux autres grâce aux tests et aux classements effectués régulièrement par FUB (fédération des usagers de la Bicyclette) : https://www.bicycode.org/tests-antivols.rub-21/tests-antivols-fub.rub-23/

 

Comment bien attacher/cadenasser son vélo ?

Commencez par trouver un lieu passant, devant des commerces par exemple. Choisissez un point fixe fiable comme un arceau vélo, une barrière de protection fixe ou un poteau (vérifier l’état de l’arceau vélo qu’il ne soit pas scié ou déchaussé). Accrochez le cadre au point fixe à minima avec votre cadenas le plus résistant. Il est conseillé d’accrocher également la roue avant avec le même cadenas s’il est assez grand ou avec un second cadenas (ce qui est doublement dissuasif). Idéalement il faut également accrocher la roue arrière avec le cadre au point fixe. 

Vous pouvez aussi penser à sécuriser vos pièces détachées et accessoires avec des systèmes plus légers : antivol en câble pour les sacoches, axes spécifiques antivol pour les roues et la selle.

Peut-on assurer son vélo ?

Il existe de plus en plus d’offres pour assurer les vélos. La majorité concernent les vélos neufs, mais pour des vélos de grande valeur vous pouvez également trouver des assurances adaptées. Au moment de l’achat, pour bénéficier d’une assurance, il faut choisir un cadenas avec une note supérieure à la moyenne globalement, mais cela dépend à la fois de l’assureur et de la marque du cadenas (car elles ont toutes des classements différents). 

Vous trouverez un bon comparatif sur cet article : https://www.antivol-velo.com/conseils/choisir-son-assurance-velo/ 

Le casque

Quelle sécurité assure un casque ?

Le casque apporte une protection évidente, en prenant un casque homologué dans les normes européennes (NF EN 1078), vous réduisez de 70% le risque de blessure grave à la tête lorsque le cycliste chute sur la tête.

Cependant il faut noter que cela ne représente que 16,9% de tous les accidents à vélo. Et contrairement à ce que l’on pense souvent ce n’est pas en ville qu’il y a le plus d’accidents graves. Du fait de la vitesse limitée par le reste de la circulation, les accidents sont moins graves en ville qu’en dehors des zones urbaines.

Comment choisir un casque ?

Si vous souhaitez porter un casque, veillez surtout à bien le choisir et à bien le porter pour qu’il vous protège au mieux. Commencez par mesurer le tour de votre tête pour connaître la taille de casque qui vous correspond, n’hésitez pas ensuite à essayer en magasin pour être sur de la taille et du confort. Le casque doit tenir sur la tête quand on la secoue sans avoir besoin d’attacher le lien sous le cou.

Vous pouvez ensuite faire votre choix en suivant plusieurs critères : le poids (plus léger si vous avez une pratique sportive), l’aération/ventilation (plus aéré en pratique sportive et en été), la visière (type casquette ou type lunettes transparentes qui protège de la pluie), l’intégration d’éclairage (pratique en ville), le style/esthétisme, la couleur, les finitions.

Les pneus bien gonflés

Quelle pression pour ses pneus ? 

La pression à mettre dans vos pneus varie fortement selon le type de pneu que vous avez sur votre vélo. Pour un vélo de ville c’est en général entre 3 et 5 bars alors que pour un vélo de route la pression idéale se situe entre 6 et 8 bars. Dans la majorité des cas vous trouverez l’indication de la pression adaptée sur le flanc de votre pneu “pressure min … bars max … bars ” ou équivalent. Il y a toujours une fourchette qui permet d’adapter la pression à votre poids : plus de pression pour une personne plus lourde et moins de pression pour une personne plus légère. 

Pour les vélos de route, on conseille en général 1 bar pour 10 kg de poids de corps ; pour un cycliste de 60 kg, il faudra gonfler à 6 bars.

Retenez également qu’un pneu bien gonflé aura moins de risque de crever qu’un pneu légèrement sous-gonflé.

Quelle pompe choisir ?

Il est intéressant d’investir dans une pompe à vélo car avec un usage normal vous devrez vérifier la pression environ tous les mois. Le plus ergonomique et facile d’utilisation reste la pompe à pied avec indicateur de pression. Vous pouvez également avoir une pompe à main compacte et légère sur vous pour vos déplacements, pour vous aider en cas de crevaison.

Vérifier dans les deux cas que la pompe est bien munie d’un adaptateur compatible avec le type de valve présente sur votre vélo. La plupart des pompes à vélo dans le commerce ont plusieurs adaptateurs.

Quelle chambre à air choisir pour mon vélo ?

Comme pour la pression, la plupart des pneus ont indiqué sur leur flanc leurs dimensions et donc celles de la chambre à air adaptée. Deux systèmes de mesure cohabitent encore, celui en millimètres et celui en pouces. Vous avez souvent les deux indiqués sur le pneu.

Dans les deux cas vous trouverez :

  • le diamètre du pneu : par exemple, 28 pouces qui correspond à 700mm ; 
  • et l’épaisseur du pneu qui suit le diamètre : par exemple 700 / 35C ou 27 pouces / 1,35 ;
  • vous trouverez parfois une troisième dimension qui correspond au diamètre interne du pneu qui rentre dans la jante de la roue.

Il faut également vérifier le type de valve adaptée à votre roue, plus précisément au trou dans votre jante :

  • Presta : plus fines avec un bouchon et un embout sur une tige. On les trouve sur les vélos de route et les vélos anciens
  • Schrader : plus épaisses avec uniquement un bouchon. On les trouve sur les vélos récents, les VTT, la plupart des VTC et vélos de villes récents, sur les vélos enfants.

Ces indications du diamètre, de l’épaisseur, plus le type de valve vous permettront de trouver la chambre à air parfaite pour votre vélo.

De quoi  ai-je besoin en cas de crevaison ?

C’est le seul petit imprévu qui pourra vous mettre en retard le matin, mais ça arrive vraiment rarement si vous évitez les zones à risque sur votre route. Si vous vous retrouvez avec un pneu à plat, plusieurs options existent pour vous sortir de là :

  • la réparation de la chambre à air : il faut une rustine avec grattoir et colle, ou une rustine autocollante, des démonte-pneus et une pompe. Prévoir des clés pour démonter votre roue si ce n’est pas une attache rapide 😉 Cette solution demande un peu de dextérité et plus de temps que les deux suivantes (environ 20 minutes).
  • le remplacement de la chambre à air : une chambre à air adaptée à votre vélo, des démonte-pneus et une pompe. Prévoir des clés pour démonter votre roue si ce n’est pas une attache rapide 😉 Cette solution est plus facile à réaliser quand on s’entraîne à démonter le pneu en amont. Il faut également prendre le temps de vérifier l’intérieur du pneu pour retirer l’objet à l’origine de la crevaison (clou, morceau de verre pilé, caillou …). Cela vous prendra moins de temps que de réparer la chambre à air, environ 10 à 15 minutes (voir moins encore pour les experts).
  • la réparation-minute avec une bombe anti-crevaison : juste la bombe qui va remplir votre chambre à air d’un gel coagulant. Elle fonctionne sur les petits trous. Elle permet de rouler facilement quelques dizaines de kilomètres voire plus. Cette bombe n’est utilisable qu’une seule fois et n’est pas une solution idéale à long terme mais la manipulation ne prend que 5 minutes.

Si vous avez la chance d’avoir un réparateur à proximité, vous pouvez également confier ce sauvetage à un professionnel 😉

Les accessoires bien utiles en ville 

Pour compléter votre panoplie, et pour surmonter toutes les situations de la vie d’un.e cycliste, vous pouvez également ajouter les éléments suivants sur votre liste :

  • les garde-boues : plus ou moins légers et protecteurs, ils se positionnent entre la roue qui projette l’eau du sol et vous. Ils vous permettent d’éviter une grande partie des éclaboussures.
  • la bagagerie : plusieurs options sont possibles, le panier à l’avant ou à l’arrière, les sacoche fixées directement sur le cadre (de moindre volume), la plateforme à l’avant, ou le porte-bagage à l’arrière (il existe quelques modèles qui se fixent à l’avant pour les voyages à vélo notamment) associés à des sacoche ou autre sac vélo. Ces bagages spécifiques vélo vous évitent de garder un sac à dos qui a tendance à tenir (très) chaud en été.
  • les gants : ils deviennent vite utiles en hiver et à la mi-saison car avec la vitesse les mains ressentent plus vivement le froid à vélo qu’à pied. Vous trouverez différentes protections, plus ou moins chaudes et plus ou moins imperméables.
  • les vêtements de pluie : comme pour les gants, certains sur-vêtements comme une cape ou un pantalon de pluie peuvent devenir très utiles lorsque la pluie devient plus présente. Nous consacrerons un prochain article sur les vêtements adaptés au vélo.

 

Continuez à rouler !

Vous voilà plus que prêt.e pour sortir avec votre vélo en toute tranquillité. Équipez- vous progressivement pour ajuster ce qui vous convient le mieux. N’hésitez pas à demander aux cyclistes autour de vous de vous conseiller sur ce qu’ils utilisent au quotidien. Les partages d’expérience sont souvent positifs pour faire les bons choix.

Si vous avez aimé cet article, n’hésitez pas à le partager. Vous pouvez également en apprendre davantage sur Cocyclette sur notre site web et nous suivre sur les réseaux sociaux.

D’autres articles sur tous les sujets pratiques liés au vélo seront publiés bientôt. D’ici là, nous vous souhaitons bonne route!

Références:

https://www.securite-routiere.gouv.fr/reglementation-liee-aux-modes-de-deplacements/velo/equipements-obligatoires-velo

https://www.youtube.com/watch?v=RkgbP2v_6Qw

https://www.fub.fr/velo-ville/securite-routiere/casque-dossier-qui-decoiffe

https://www.lemonde.fr/blog/transports/2016/02/24/10-arguments-contre-lobligation-du-port-du-casque-a-velo/